D’où vient la tradition de la minute de silence ?
La minute de silence n’est rien d’autre qu’une occasion de se recueillir là où il n’y a pas de bruit pour rendre hommage (généralement à une ou quelques personnes décédées) pendant une minute (ce qui n’est pas obligatoire, mais un long moment suffit) en restant debout (la plupart du temps).
Pour comprendre les origines de cette coutume, il faut remonter dans le passé, et plus précisément en 1919.
Cette année marque l’anniversaire de l’Armistice de 1918
Le 11 novembre 1919, exactement un an après l’armistice signé en 1918 (armistice de la 1ère guerre mondiale de 1914 à 1918) en France, le président de la République du moment, Raymond Poincaré, a officialisé la première minute de silence pour commémorer l’anniversaire de l’armistice (c’est le sens premier de cette coutume).
Avant cet événement, il existe une loi sur le sujet qui a été adoptée le 25 octobre 1919 et publiée par le président du Conseil, le président de la République lui-même. Plus tard, (en 2012) la loi a été promulguée le 28 février 2012, et le but de celle-ci était de moderniser cette coutume.
La minute de silence a été supprimée comme n’ayant aucune signification (ou plutôt, sa signification a été élargie) et, au lieu de célébrer l’anniversaire de la fin de la 1ère guerre mondiale, elle a été utilisée pour rendre hommage à « tous les morts de la France d’hier et d’aujourd’hui, soldats ou civils ».
Suite à la promulgation de cette loi en l’an 2000, le sens de cette coutume s’est élargi et consiste désormais à se rassembler, à construire le sentiment d’unité et à exprimer des pensées aux victimes de catastrophes naturelles ou d’attentats.
Cela peut se faire dans les administrations, les entreprises, les écoles, les stades, les sociétés (lors de manifestations sportives) ou même dans tout le pays (deuil national imposé par le gouvernement).
Pour information, pendant les moments de deuil national, il est exigé que les drapeaux, notamment ceux des bâtiments publics et des administrations de l’État, tels que les mairies, les tribunaux, les écoles, etc. soient mis en berne.
Les différents pays et leurs méthodes de mise en œuvre de cette tradition
La coutume de la minute de silence a été officiellement reconnue en France ; cependant, cela n’a pas empêché d’autres nations de l’adopter, par exemple, la Grande-Bretagne et les États-Unis ; cependant, elle se fait de manière différente de celle de la France.
En Grande-Bretagne, la durée de la célébration est de deux minutes. La première minute sert à rendre hommage au défunt (un peu comme la coutume en France) et la deuxième minute est réservée aux survivants. Pour les États-Unis, elle est de 3 minutes. Les 2 premières minutes sont les mêmes que celles de la Grande-Bretagne et la troisième minute a été ajoutée en souvenir des attentats du 11 septembre 2001.

